LES CONSULTANTS SPORTIFS DANS L'AUDIOVISUEL
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Paroles de consultants
Brahim Asloum «(…) Je sors ainsi du cadre de la boxe. Ca me permet de m'ouvrir à d'autres sports, d'entendre des analyses différentes. Je peux parfois expliquer aux journalistes ce qui peut se passer dans la tête des sportifs. »
«Quand on est athlète, on est concentré uniquement sur sa discipline. Là, peu importe la discipline, je suis pris dedans ». (…) « Je crois que j'ai plus conscience aujourd'hui de la difficulté à obtenir une médaille que quand j'étais athlète, parce que je ne suis plus focalisé sur mon sport. Je me rends compte davantage de tous les efforts fournis par les sportifs dans chacune de leur discipline ».
Stéphane Caristan* : « lorsque je suis consultant sportif sur la chaîne de télévision Eurosport et que j’essaie d’expliquer ce que vit un athlète ou un entraîneur (…) Parler de sport, tenter de rendre certaines choses compréhensibles par tous, théoriser même, tenter de restituer à l’imaginaire, à l’exploit, au rêve un visage plus humain, c’est encore être « dans » le sport, à l’intersection de l’individuel et du collectif, du physique et de l’intellect.
David Douillet : « Les consultants sont indispensables. Ils connaissent
les évènements de l’intérieur. Ils les anticipent. Ce sont de véritables chirurgiens de leur discipline. Un journaliste ne peut pas toujours être un spécialiste. Le consultant est là pour aider, apporter un éclairage nouveau. (,,,) « Il faut que le consultant sache rester à sa place. Sinon, on rentre dans des discussions de spécialistes et on perd le téléspectateur »
« Le rôle d’un consultant est d’anticiper l’action pour provoquer
la captation du téléspectateur. C’est un véritable chirurgien qui découpe les images, relève les moindres détails qui pourraient amener une plus-value pour la personne extérieure à l’événement. »
Bernard Faure : (…)" Ce sera enfin l’occasion d’éduquer un petit peu ce public qui ne fait que compter les médailles. Ça me gave que l’on compte les médailles, c’est important peut-être mais il faut arrêter ça ! »
Edgar Grospiron : à propos des médias « Parler avec une personne extérieure fait mettre des mots sur ta façon de faire, de t’entraîner, d’aborder la compétition, de la vivre et de la digérer. Cette verbalisation s’avère très enrichissante pour toi-même. Elle te fait apprendre ou prendre conscience de choses sur toi ».
Thierry Rey : « Il faut être didactique sans entrer dans les détails, et en même temps, faire sentir la tension entre les combattants et l’âpreté des combats. On amène notre vécu, des sensations, une connaissance technique, mentale que des journalistes peuvent toucher du doigt, mais ils ne sont pas du sérail. »
William Besse (Consultant TV pour la tsr) : « Ca me procure un plaisir incroyable. J'essaie de transmettre ma passion tout en tentant de faire comprendre aux téléspectateurs pourquoi le skieur fait telle ou telle faute. Mais ça permet de garder un pied dans le Circuit, ce qui est génial. »
SOURCES
« La lettre de l’équipe de France Olympique du 23 août 2008 »
CNOSF « Vies d’athlètes »
Télévision Suisse Romande « l’invité du mois : William Besse » 19/01/2009
CARISTAN, Stéphane « Le sport comme le blues », Plon, 2001.
Fr. 2 « Paroles d’experts : Brahim Asloum, la relève est là », 2008