Le football, populaire par essence, est le sport où il y a le plus d’incidents à déplorer durant les grandes manifestations sportives. L’Angleterre, l’Allemagne et la Pologne sont trois cas particuliers, avec le phénomène du hooliganisme.
Selon Manuel Comeron, du Conseil de l’Europe : « La majorité des supporters allemands (…) est conviviale et pourvue d’un esprit sportif, mais les hooligans se déplacent en masse sur le territoire européen et créent des incidents graves, de façon récurrente. Ce qui nécessite des mesures de sécurité, de contrôle et de police d’une nature exceptionnelle ».
Les incidents sont quasi inexistants dans les stades et se déroulent principalement dans les centres urbains.
Dans toute l’Europe, les violences préméditées peuvent prendre une forme relativement organisée, dans la mesure où les hooligans font preuve d’un certain degré de structuration.
En Allemagne la loi "Sport et Sécurité", en vigueur depuis la fin des années 1990, sanctionne les supporters coupables d'actes racistes, frappés d'interdiction de stade. Cette durée vient d'ailleurs d'être ramenée de cinq à trois ans après consultation de la Fédération allemande et d’associations de supporters.
Les clubs peuvent également être sanctionnés d'amendes en cas de débordements de leurs supporters (18 000 euros, puis 150 000 euros en cas de récidive).
Le « Comité National Sport et Sécurité » regroupe la Fédération allemande du Sport, le Ministère de la jeunesse et du sport, le bureau de coordination de « Fans projects » ainsi que la Fédération nationale de football.
Malgré les lois en Allemagne et en Italie le racisme anti-noir tient toujours le haut du pavé.
Article de l’Unesco
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