L’organisation du Mondial 2006 à Berlin est très représentative de la problématique de la sécurité dans le sport allemand.
Cinq mois avant le début de la compétition, une vive polémique concernant la sécurité des stades de football mondial est née, suite aux révélations de l'enquête de la Stiftung Warentest, cette association de consommateurs ayant dressé un bilan critique et alarmiste.
« De graves manquements en cas de mouvement de panique » ont été relevés dans certains stades comme le stade olympique de Berlin, qui accueillit la finale le 9 juillet, le Veltins-Arena de Gelsenkirchen (Ouest), où s’est joué l'un des quarts de finale, et le Zentralstadion de Leipzig (Est), particulièrement mis en cause dans cette étude.
Au Fritz-Walter Stadion de Kaiserslautern (Sud-ouest), où fut disputé l'un des huitièmes de finale, les mesures contre les risques d'incendie, notamment dans les tribunes de presse (construites partiellement en bois et non en béton), furent dénoncées.
Dans l'ensemble, deux tiers des stades accueillant des matches de la Coupe du monde ne remplissaient pas les critères de sécurité mis en place par la Fédération internationale de football (FIFA), avait conclu la Stiftung Warentest.
Outre la Coupe du monde, tous les stades mis en cause accueillaient chaque semaine des dizaines de milliers de spectateurs pour les rencontres du championnat d'Allemagne.
A l’époque, les instances du football et Franz Beckenbauer, le président du Comité d'organisation, avaient tenu, un discours rassurant.
| Sécurité |
|---|
| Médiatisation et nationalisme |
| Racisme et hooliganisme |
| Coupe du Monde de football 2006 |
| Avant: la polémique Pendant: des mesures sans précédent |
