Après 1968, les intellectuels se mirent en quête de la classe ouvrière et découvrirent la Mannschaft. Celle-ci connut ses années dorées, avec une nouvelle victoire en Coupe du Monde en 1974, mais les excès du sport de haut niveau international firent aussi leur apparition. En particulier, les excès de salaires (générés par les droits de diffusion télévisée) étaient mal pardonnés aux joueurs adulés par leurs supporters exigeants. Ce qui n'a guère changé car à la fin des années 90, certains grands clubs dont le Bayern de Munich et le Borussia Dortmund déclenchèrent plusieurs semaines de manifestations aux cris de "Scheissmillionäre !" (Millionnaires de merde).

Il n’en demeure pas moins que certains clubs ont ainsi réussi à se hisser au meilleur niveau. Qu’on pense au Bayern de Munich, classé parmi les 10 meilleurs en Europe et que, l’un après l’autre, Jean-Pierre Papin, Bixente Lizarazu, Willy Sagnol et Franck Ribéry préférèrent aux clubs français. La nouvelle donne économique a provoqué une concentration des clubs vers les grandes villes (aux infrastructures conséquentes), au détriment des petits clubs qui n’ont pu se maintenir au même niveau. En revanche, l'Etat, en contrepartie d'avantages fiscaux, oblige les grands clubs à reverser une partie importante de leurs bénéfices aux sections amateurs, ce qui permet à long terme le renouvellement des talents, mais assure aussi aux clubs un public fidèle, car les joueurs sont les premiers supporters. 

Berlin ville symbole du sport
© C. Depreitère, V. Doignies, D. Lepage, C. Molitor & A. Reydellet (INTD - INA) 2009
date de mise à jour: 20 juin 2009
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